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jeudi, juin 29 2017

Corse 2017 - 4 ème étape De Ghisonaccia à Sainte Lucie de Tallano

Vendredi 16 juin 2017.

Le patron de l'hôtel Casa Di Maria Cecilia a eu la gentillesse de remiser nos vélos, pour la nuit, à l'intérieur même de la salle du resto.

Nous quittons Ghisonaccia par la T10 sur seulement 2 petits kms et, une bande asphaltée, sur le côté de la route, va nous permettre de rouler avec un peu plus de sécurité.
En prenant la direction de l'intérieur des terres, nous traversons rapidement Morta puis Abazzia.
Une route orientée plein sud, va nous permettre d'éviter la T10 sur une douzaine de kms supplémentaires.

C'est ainsi que nous allons passer à proximité de la Base Aérienne de Solenzara située, en réalité, au lieu-dit Travo.

Pour rejoindre l'entrée de Solenzara, il nous reste 4 kms à parcourir sur la T10.
4 kms, en serrant les fesses même si une bande asphaltée nous écarte un peu du traffic.

Pour la première fois depuis Bastia, la mer borde la route.
Avec précautions, nous prenons le risque de traverser pour prendre quelques clichés.

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Beaucoup de personnes viennent en Corse pour profiter des plages de sable fin de la côte Est, tous les goûts sont dans la nature mais, pour nous, la Corse a bien d'autres atouts !

A l'entrée de Solenzara, après avoir traversé la rivière Solenzara, nous quittons la côte Est que nous retrouverons uniquement le dernier jour, au Cap Corse, lors de notre retour vers Bastia.
Les choses sérieuses commencent. 30 kms d'ascension nous attendent.

Le décor est planté, droit devant nous, les montagnes se marrent déjà en nous voyant approcher !

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Signe de sécheresse, le débit de la Solenzara est faible.

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Dès les premiers kms de la montée, arrêt obligatoire devant la fontaine.

Il est grand temps de refaire le plein avant d'affronter ces 30 kms.

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Pour les 11 premiers kms, le long de la Solenzara, la pente ne dépassera pas les 3% de moyenne mais, comme il y a quelques petits replats et descentes, par endroit, les 5 à 6 % sont atteints.

Nombreux sont les points de baignade le long de la Solenzara laquelle sépare la Haute Corse de la Corse du Sud.

Après le 11 ème km, en passant sur le pont du Fiumucelli, la route se rétrécie et les pourcentages s'accentuent.
En été, commence ici, les embouteillages.
Pour nous, aujourd'hui, nous montons sans gros soucis et les automobilistes, encore peu nombreux, sont comme nous, ils profitent des magnifiques paysages.

Du 12 ème au 17 ème km, la pente est à plus de 8% de moyenne.
Les points d'ombre sont un bon prétexte pour reprendre son souffle alors que le VAE ne se pose plus de question, c'est le niveau 3 qui turbine !

Un cycliste va me dépasser sans même me saluer !
A la vitesse où je monte, il a du me prendre pour un piéton !
Un court instant, ma tête commande à mes jambes de prendre sa roue et de lui poser une mine mais, mes jambes font la sourde oreille !

Sous cette chaleur suffocante et sans la moindre fontaine à l'horizon, quelle récompense d'arriver au sommet du Col de Larone, à 608 m d'altitude.
Le décor est magnifique !

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Il est 11 h 30 et, si nous voulons éviter les chaleurs caniculaires de l'après midi, nous devons reprendre notre route.
Les descentes sont souvent les bienvenues mais, celle qui va suivre ne nous enchante guère ! Autant de descente, autant à remonter !
3 kms plus loin, nous sommes redescendus à 493 m et il va falloir remonter jusqu'à 1218 m !

Il ne nous reste plus que ....... 9 kms à grimper !

Le col de Bavella est réputé pour être le plus ardu de l'île par son versant oriental, avec les 7 derniers kilomètres à 9 % de moyenne et des pointes à 11 %. C'est écrit dans le guide ! Je confirme, mais çà, c'est pour après le pique nique !
Sur un léger replat, nous avons, en effet, trouvé la fontaine tant espérée avec en face, un emplacement pour ranger les vélos et de beaux rochers, pour poser nos fesses !
Quelle est bonne cette eau qui dévale de la montagne ! Une bonne douche avant de manger rien de tel pour ouvrir l'appétit !

Nous attaquons par les oeufs durs subtilisés lors du petit déjeuner matinal. Ils ont été placés dans la sacoche de guidon et .... c'était pas des oeufs durs, c'était .... des oeufs coque !!!! Bonjour les dégâts !!!!! Tout en mangeant, nous regardons passer les cyclistes qui descendent du col de Bavella. Ils vont se taper la petite remontée du col de Larone avant de plonger sur Solenzara.
Ils sont nombreux alors qu'en montant nous n'en avons croisé très peu.
Ils sont certainement partis de Solenzara, à la fraîche, et ils retournent à leur point de départ.
C'est amusant de voir que plus les cyclistes défilent, plus la masse corporelle de ces derniers augmente. C'est confirmé, les affutés monteront toujours plus vite que les gros !

C'est bien beau de regarder pédaler les autres, il va falloir attaquer les derniers kms du Col de Bavella, en pleine digestion !
J'avais prévu un arrêt tous les 2 kms, je ne vais même pas tenir 1 km.
Dans Bavella, j'en ai bavé !
Le moindre coin d'ombre est prétexte à un arrêt.
Sous cette chaleur, je me liquéfie !

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J'en termine enfin, avec le 28 ème km et le passage à plus de 11%. C'est dingue, les 9% qui suivent me paraissent faciles.
Quant au dernier km, au milieu des maisons du village de Bavella, la pente n'est plus qu'à 6,5 %, c'est presqu'une formalité !

Il est 14 h 20 lorsque j'arrive enfin au sommet.

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Au sommet, un petit coucou à Notre Dame des Neiges laquelle, avec la chaleur qu'il fait aujourd'hui, porte bien mal son nom !

Le site est très fréquenté. C'est le point de départ de nombreuses randonnées pédestres.

Les Aiguilles de Bavella dominent le col. Les pics déchiquetés sont impressionnants. Au nombre de 7, les puntas culminent toutes au dessus de 1500 m. La plus haute est la Punta Alta (1855 m).

Au sommet du col, nous allons rencontrer 2 couples amis qui randonnent à pied. L'un est de la Vendée, l'autre de l'Ile de la Réunion. Comme les hommes sont aussi des cyclistes, la conversation s'est prolongée durant de longues minutes.
Le VAE a eu aussi son petit effet et, bien évidemment, nous avons été, une fois de plus, de vrais ambassadeurs.
Il va falloir que nous pensions à solliciter une petite commission !

L'essentiel des difficultés est désormais derrière nous. La batterie n'a plus que 25 % d'autonomie et, il nous reste 27 kms à parcourir. Tiendra, tiendra pas ? C'est la question !

Une longue descente va nous mener vers Zonza. En cours de route, joli panorama sur les Aiguilles.
C'est ici, qu'un couple de touristes va spontanément se proposer, de nous tirer le portait.

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Cerné par des bois de chênes et de pins maritimes, à 950 m d'altitude, c'est avec un certain étonnement que nous découvrons l'hippodrome le plus haut d'Europe. C'est celui de Zonza.

Nous connaissons la bourgade de Zonza pour y avoir séjourné en 2011. C'est la capitale touristique de l'Alta Rocca. C'est le cas aujourd'hui encore, les terrasses des bars sont pleines mais, nous allons, tout de même, trouver deux petites places à l'ombre pour, devinez quoi ? ..... Boire 2 Orezzas bien fraîches !!!!

Après Zonza, la route continue de descendre jusqu'au ruisseau de Pia Di Santa.
Un replat nous permet d'atteindre le petit village de San Gavino Di Carbini puis, c'est Levie qui se découvre à 600 m d'altitude, à flanc de montagne.

9 kms restent à parcourir et dès la traversée de Levie, la route se relève pour une montée de 5 kms sans gros pourcentage.
La chaleur toujours présente et les kms accumulés rendent cette fin d'étape plus pénible que prévu mais, le décor est toujours aussi agréable. La route serpente entre les monts boisés de l'Alta Rocca.

4 kms supplémentaires, en descente, et voici le beau village de Sainte Lucie de Tallano perché à 450 m d'altitude au dessus de la vallée du Rizzanese.
La route d'accès domine le village que nous atteignons en dévalant 2 grands lacets.

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En parcourant les rues étroites du village, nous y avons ressenti la même impression de vie paisible que semble vivre ses habitants comme nous l'avions perçu à Vescovato et à Loreto Di Casinca.

Avec sa petite église originale,

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Avec ses hautes maisons de granit, et ses ruelles étroites,

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Avec ses fleurs,

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Avec son écrin de verdure,

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Avec sa petite place ombragée,

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Avec sa vue sur la vallée,

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Avec tous ces atouts, ce village Corse niché au coeur des montagnes de l'Alta Rocca mérite le détour.

Notre court séjour a été aussi agrémenté par notre hébergement.
Nous avons passé un séjour agréable dans un appartement situé dans une ancienne bâtisse, au coeur du village, tout près de la petite place.

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Dans cette maison, 4 appartements ont été entièrement rénovés par leur sympathique propriétaire avec lequel nous avons eu une très longue conversation.
Je l'avais contacté avant notre départ car, ne résidant pas dans le village, il avait souhaité connaître notre heure d'arrivée.
Il avait été très étonné lorsque je lui avais dit que nous circulions à vélo mais que surtout, nous venions de Ghisonaccia.
Pour lui, c'était une étape très difficile et notre arrivée ne pouvait pas être envisagée avant 18 h !

Notre grand état de forme a fait que nous sommes arrivés à Sainte Lucie de Tallano vers 16 h 30.
Contacté à nouveau lors de notre arrivée dans le village, nous l'avons attendu en buvant ... 2 orezzas supplémentaires sur la terrasse ombragée du bar restaurant, le Santa Lucia.

Accueil très sympathique du propriétaire très gêné de nous avoir fait attendre. Nous avons apprécié son aide pour monter nos affaires au 3 ème étage, d'autant plus que l'escalier très étroit avait des marches faites pour des tout petits pieds !
Au delà du 32, c'est galère !
Nous sommes donc montés sur la pointe des pieds !
L'appartement a tout le nécessaire pour faire la cuisine et le propriétaire va prendre tout son temps pour nous faire visiter et nous parler de la région. C'était vraiment un accueil très sympa.
Il est sportif, il pratique la course à pied mais il ne peut s'empêcher d'être, une fois de plus, en admiration lorsqu'il découvre notre itinéraire. Décidément, tous ces admirateurs vont finir par nous faire croire que nous sommes des surdoués !

Seul petit bémol, nos vélos vont devoir passer la nuit dans la ruelle derrière le bâtiment mais, d'après le propriétaire, il n'y a absolument aucun risque dans ce petit village de montagne.
Pour le lendemain, pas de souci pour nous, nous partons quand nous voulons, en laissant l'appartement ouvert !
Nous l'avions bien senti, ce village respire le calme et la sérénité !

Au Santa Lucia, à l'heure de l'apéro, nous avons remplacé les 2 orezzas par 2 Cap Corse et le patron a eu la gentillesse de nous apporter, en amuse gueule en quantité avec notamment de belles olives. Il est vrai que la région est réputée pour la qualité de son huile d'olives.
Le Santa Lucia affiche complet ce soir. Très bon repas.

C'est l'heure du bilan.

Au total 79 kms, 1649 m de dénivelé. Certainement l'étape la plus difficile.
Côté VAE : Malgré la difficulté, aucun souci pour la batterie. Il restait au moins 20% d'autonomie.
Côté négatif : La dangerosité de la nationale vers Solenzara.
Côté positif : La montée du Col de Bavella. Les Aiguilles de Bavella. L'Alta Rocca et ses monts Le village de Sainte Lucie de Tallano.


Carte de notre itinéraire


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Sainte Lucie de Tallano à Propriano-

Corse 2017 - 5 ème étape De Sainte Lucie de Tallano à Propriano

Samedi 17 juin 2017

Nous sommes libres comme l'air ce matin aussi, nous quittons l'appartement dès 7 h du mat.
Nous respectons les consignes en laissant les clés sur la table de la cuisine.

1 ère mission : Faire le plein d'eau à la fontaine.
2 ème mission : Prendre le petit déj au petit bistrot l'Ortoli. 2 thés, 2 jus d'Orange et 2 croissants pour 7,20 euros.
Le bar ouvre de bonne heure puisqu'un bus passe à 7 h 45 dans le village et permet ainsi aux randonneurs à pied, de poursuivre le chemin en écourtant leur étape.
C'est ainsi que nous ferons la connaissance de 2 anglaises d'un âge certain dont l'une parle très bien le français.
La patronne, elle aussi d'un certain âge, ne se précipite pas pour les servir mais elle a l'habitude, elle sera dans les temps et puis .... le bus attendra !

En ce qui nous concerne, dès 7 h 30, nous quittons Sainte Lucie de Tallano en descendant vers la vallée du Rizzanese.

A cette heure matinale, c'est la première fois depuis notre départ que nous ressentons la fraîcheur, dans les lacets encore à l'ombre du soleil.
Après 7 kms de descente et après avoir franchi le Fiumicicoli, la route s'élève gentiment jusqu'au petit village de Granace.

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Nouvelle descente après Granace avant d'aborder la montée, par une des routes les moins fréquentée conduisant à la plus Corse des villes Corses selon Prosper Mérimée.
La montée vers Sartène, par ce côté n'est pas des plus faciles, d'autant plus qu'un riverain a, une nouvelle fois, détourné, 2 ou 3 camions de bitume !!!
Au départ de la bosse, on se demande d'ailleurs si nous ne nous sommes pas trompés de route.

4 kms plus haut, la route s'élargit et Sartène est en vue.

C'est jour de marché, nous en profitons pour acheter des petits beignets au broccio ! Excellents !!!

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En 2011, nous avions fait étape à Sartène, nous nous contenterons donc, aujourd'hui, de vérifier que le Catenacciu a bien remis en place, la croix et les chaînes dans l'église Santa Maria.

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Pas de fontaine à Sartène ! Un scandale avec cette chaleur ! La fontaine nous allons la trouver..... au supermarché à la sortie de la ville.
2 bouteilles d'eau vont plomber mes sacoches.

Toujours à la sortie de la ville, nous ne pouvons pas manquer le panorama sur la cité.

La belle ville de Sartène et .... ses camions poubelles !

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Jusqu'au Col d'Albitrina, nous allons rester sur la nationale qui mène à Bonifacio.
Nous la quittons pour prendre à droite une route qui conduit vers Grossa. Nous entrons dans la micro région du Bisogène. Les collines recouvertes de maquis n'offrent pas beaucoup d'ombre.

Le Bocca di Biscelli culmine à 328 m et pourtant il va nous faire mal aux jambes.
La chaleur, toujours la chaleur lorsque nous arrivons, après une nouvelle montée, au petit village de Grossa entouré d'un maquis abondant parsemé de rochers et agrémenté par la présences des lauriers roses et blanc.

Lorsque nous arrivons au petit village de Belvédère, nous dominons le Golfe de Propriano situé de 220 m plus bas.
En 2 journées, depuis Solenzara, nous avons donc relié la côte orientale à la côte occidentale en franchissant l'épine dorsale de la Corse, l'Alta Rocca.

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Nous allons ensuite rejoindre le bord de mer. C'est ainsi que nous arrivons à Campomoro.
Campomoro est blottie au pied de la plus grande tour génoise de Corse.
La ville tire son de la présence des Maures dans la région.

C'est un très beau site avec, la mer d'un dégradé de bleu surprenant, la très grande plage de sable fin, les imposants rochers et même ..... les pirates !!!

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Comment ne pas rester plus longtemps dans ce petit coin de paradis d'autant plus qu'un restaurant a eu la délicatesse de ne pas encore avoir fait l'ouverture pour la saison et qu'il nous a laissé, ainsi, sa terrasse ombragée pour pique niquer !!!

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Cette belle eau bleue me tente trop, aussi, avant de repartir, je ne vais pas résister à piquer une tête, sans même prendre le temps d'enfiler le maillot de bain.
Le cuissard a fait l'affaire.
Dans la baie, ces dernières années, il n'était pas rare de voir batifoler une famille de dauphins
Franchement, j'ai eu beau regarder, je n'en ai pas vu un !!!

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10 mn après être sorti de l'eau, le cuissard était déjà sec !!!

Campomoro est situé à l'extrême pointe sud du Golfe de Valinco, nous n'avons donc pas d'autre choix que revenir sur nos pas et donc, de se farcir les 4 kms que nous avons descendus pour arriver.
Record battu !!! Garmin affiche 39 °!!! Cette montée en plein soleil n'a pas été facile !

Une longue descente, nous attend pour rejoindre la plage de Portigliolo.
La route est en pleine rénovation, sur plusieurs kms nous allons rouler sur la terre battue et les cailloux ce n'est que moindre mal, elle aurait pu être fermée !

Propriano approche mais, auparavant, nous allons franchir le Rizzanèze en arrivant sur la Territoriale 40.
C'est la route directe de Sartène et naturellement, il y a pas mal de circulation.
Il y a aussi, une dernière bosse pas très longue mais suffisamment raide pour nous faire péter les varices !

Nous pouvons souffler, 2 kms de descente et nous voici au coeur de Propriano.

Notre point de chute, l'hôtel Bellevue, est situé face au port, sur la rue principale de Propriano.
Il est 14 h lorsque nous arrivons. C'est encore le coup de feu de midi, les restos sont pleins à craquer. Pour ne pas trop perturber le travail des employés, nous décidons d'attendre un peu avant de regagner l'hôtel.
C'est sur le port que nous allons patienter, encore faut-il trouver un petit coin d'ombre ! Si on reste en plein soleil, il va falloir appeler le SAMU !

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L'hôtel Bellevue a aussi un bar et c'est le personnel du bar qui va nous donner très succinctement et surtout très rapidement les directives pour trouver notre chambre.
Quant à nos vélos, c'est dans le couloir qui mène aux chambres que nous pouvons les laisser. L'ennui c'est qu'il y a déjà une grande rôtissoire et un grand bac à linge qui prennent la moitié de la place.
Je vais devoir ruser pour loger les 2 vélos et les attacher au bac à linge en faisant le maximum pour ne pas trop gêner les clients.

Plein d'espoir, nous pénétrons dans la chambre, pressés de découvrir la vue sur la mer, nous sommes tout de même à l'Hôtel Bellevue !
En fait de vue sur mer, notre chambre offre une vue sur une petite cour à l'arrière de l'hôtel. Enfin ... une vue est un bien grand mot, c'est plutôt une demi vue, la moitié de la fenêtre est bouchée par un pan de mur !
C'est aussi cela, les prix en promotion fait par les hôteliers sur Booking !
Ici au moins, on ne va pas se gêner pour tendre des ficelles et faire sécher notre linge à la fenêtre.
Petit déj compris, nous allons payer 74,50 euros dans ce petit nid douillet où la télévision complètement HS va agrémenter notre court séjour.

Ballade sur le port pour se changer les idées mais il fait tellement chaud que nous n'allons pas pouvoir y rester très longtemps.
Il y a très peu d'ombre et comme il y a beaucoup de monde, le moindre coin de fraîcheur est pris d'assaut !

L'après midi va être un peu longue. Pas de possibilité de se baigner. Propriano n'a pas de plage !
Reste donc à flâner dans les rues, à déguster des glaces et à regarder le ferry de la Méridionale qui va quitter le port.
Tout cela avec une casquette sur la tête !!!

En soirée, c'est au Cabanon que nous allons diner.
53 euros pour 2 formules et l'apéro.
Sur la terrasse, nous avons mangé des couteaux ! Pas terrible !!!

C'est seulement, après le repas, que nous allons apprécier Propriano en faisant une ballade sur le port, à la tombée de la nuit.
Là au moins, il fait bon !

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C'est l'heure du bilan.

Au total 62,5 kms, 955 m de dénivelé. une étape courte mais où nous avons eu le plus chaud.
Côté VAE : Aucun souci pour la batterie. Il restait plus de 50% d'autonomie.
Côté négatif : Propriano un peu trop touristique. La très forte chaleur.
Côté positif : La ville de Sartène. Le très joli site de Campomoro.


Carte de notre itinéraire


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Propriano à Olivese_

Corse 2017 - 6 ème étape De Propriano à Olivese

Dimanche 18 juin.

Au petit déj, nous faisons connaissance avec le patron, beaucoup plus sympa que ses employés, comme quoi !

Nos vélos sont toujours attachés au bac à linge, par contre, la rôtissoire n'est plus là, elle tourne déjà, devant la boutique du traiteur mitoyen à l'hôtel.
% Heureusement que je n'avais pas attaché les vélos après ! Nous ne sommes pas passés loin de trouver un poulet rôti sur la selle de nos vélos !

Nous quittons Propriano de bonne heure.
Une bonne petite mise en jambe pour quitter le bord de mer et reprendre la route de Sartène par laquelle nous sommes arrivés hier.
C'est dimanche, personne sur la route !

Nous allons grimper en pente régulière jusqu'au petit village de Viggianello.
En cours de route, nous avons trouvé un compagnon de route bien sympa !

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Il a déboulé du maquis alors que nous montions à notre allure d'escargot et, il nous a suivi sur près de 3 kms.
C'était amusant de le voir essayer de suivre Jacqueline. Il courrait derrière, mais lui, il n'avait pas d'assistance.
Son allure faiblissait, alors, il finissait par s'arrêter, la langue pendante. Il était au bord de l'abandon, mais, en regardant derrière lui , il m'apercevait et, remotivé, il reprenait alors sa petite course pour revenir dans la roue de Jacqueline.
Ce manège s'est reproduit une dizaine de fois !
Nous avons tout essayé pour lui faire faire demi tour, sans aucun résultat. Il était attendrissant et il paraissait tellement gentil.
Je pense qu'il nous aurait peut être suivi toute l'étape mais, en traversant Viggianello, d'autres chiens ont aboyé, cela l'a distrait un moment, comme des lâches, nous en avons profiter pour filer !

Auparavant, à l'entrée de Viggianello, très belle vue sur le Golfe de Propriano..

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La pente est moins importante et nous allons continuer de monter jusqu'au petit village d'Arbellara situé à 379 m d'altitude.
Agréable petit village avec ses maisons de pierre et sa fontaine qui coule faiblement mais cela suffit pour remplir les bidons.

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Nous allons redescendre par une descente rapide, à 55 m d'altitude, tout près du Rizzanèze.
Le vent s'est levé et il va nous donner un petit coup de pouce pour entamer la très longue montée de 23 kms vers Aullène.

Le pourcentage n'est pas très élevé dans la première partie jusqu'à Loreto Di Tallano.
Un des 51 habitants du petit village, à qui nous demandons si le village possède une fontaine, nous réponds qu'il y en a bien une mais que l'eau n'est pas potable !!!! Voilà 6 jours que nous buvons à grandes gorgées l'eau des fontaines !!! Nous devons maintenant être immunisés !

La fontaine est bien là, nous la dépassons donc sans nous arrêter mais, nous avons un plan B.
Ce même habitant nous a signalé une source, 3 kms plus haut, juste avant de franchir un petit pont. La source est à l'écart de la route.
Sans ces précieuses indications jamais nous ne l'aurions trouvée.
Effectivement, l'eau y est très fraîche et nous remplissons donc bidons et bouteilles.

Si par hasard vous passez par là et que vous avez soif, la source est là, à gauche avant le pont !

La pente s'accentue pour atteindre le petit village de Cargiaca.
Le village est perché à 414 m d'altitude, au dessus de gorges profondes.
On peut voir encore les traces des cultures de vergers disposées en terrasses. C'était l'activité principale du village jusqu'à l'entre 2 guerres.
Nous sommes revenus au coeur de l'Alta Rocca et finalement, à vol d'oiseau, nous ne sommes pas très loin de Sainte Lucie de Tallano.

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Durant toute la montée, nous allons rencontrer que très peu de véhicules. C'est le pied !
Les bas côtés boueux signalent la présence de cochons dans les parages !!!
La forêt se fait plus présente dans cette région granitique.

Après plusieurs kms, ce sont les cloches de l'église d'Aullène qui sonnent les 12 coups de midi et qui annoncent donc que le village n'est plus très loin.%%

Nous connaissons Aullène pour l'avoir traversé en 2011.
Aullène est située à 840 m d'altitude. La commune appartient à la micro région de la Scopamène.
C'est une région pastorale. Cà l'était encore plus jusqu'à la 1 ère guerre mondiale. On pratiquait alors la transhumance entre les plaines du littoral, l'hiver et l'estive, l'été.

Aullène est aussi malheureusement connue pour les incendies qui ont, en juillet 2009, ravagé 4000 hectares. Les flammes atteignaient 40 m de haut.
En 2011, les traces étaient bien visibles. Elles le sont encore aujourd'hui même si la verdure reprend un peu le dessus. La disparition des arbres centenaires n'est pas près de s'effacer !

Au petit resto du village, les habitués prennent l'apéro. Les très grands sportifs que nous sommes se contenteront de 2 orrezas supplémentaires.
Contrairement à ce que nous pensions, cela n'a pas été facile de trouver un coin sympa pour pique niquer.
Finalement, nous avons trouvé refuge, au bord de la route, sur un banc en pierre, devant une maison inoccupée du village.

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Alors que nous terminons notre casse dalle, des nuages font leur apparition vers le Col de Saint Eustache que nous devons escalader.
Auparavant, nous allons redescendre à 711 m pour franchir le ruisseau de Chiuvonne.
7,2 kms sont encore à escalader avec une pente un peu plus sévère.

Nous évoluons dans la zone ravagée par les incendies. Le maquis reprend le dessus et de temps à autre, un arbre isolé, épargné par le feu, se dresse fièrement comme pour nous rappeler que 7 ans auparavant, il était alors entouré par de milliers d'autres.

Plus haut, de très larges lacets bordés de murets, serpentent au milieu des chaos rocheux. Le sommet est proche, la vue bien dégagée sur la vallée d'Aullène.

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En franchissant le sommet à 1045 m d'altitude trois ou quatre gouttes viennent nous rafraîchir.
Le Col de Saint Eustache qui sépare l'Alta Rocca du Haut Taravo, est situé légèrement plus bas.

Les deux mains pour Jacqueline, une seule pour moi, normal, je suis encore arrivé second !!!

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Sur l'autre versant, la descente va être très rapide surtout, après avoir pris la toute petite route en direction du village de Moca Croce où la fontaine coule et où la petite chapelle mérite un arrêt photo.

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11 kms restent à accomplir, pratiquement plat, en passant par le village d'Agiusta Moriccio.
Olivese est situé à flanc de montagne. Un dernier km d'effort et une dernière rampe pour accéder au Chalet Piétri, la chambre d'hôte que nous avons réservée.

Il est 15 h 45 lorsque nous arrivons.
Le gîte est géré par un jeune couple. La propriétaire m'avait précisé que l'accueil n'était possible qu'après 16 h.
Le portail étant ouvert, nous avons attendu les 16 h en prenant place sur les chaises installées devant la maison.

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Une voiture est dans la cour, des voix d'enfants se font entendre à l'étage. Sans doute d'autres locataires.
A 16h, nous sonnons. Aucune réponse. La porte étant ouverte, nous entrons et appelons. Aucune réponse.
A 16 h 15, nouveau coup de sonnette. Toujours rien.
A 16 h 30, je me décide à téléphoner à la propriétaire qui me répond qu'elle descend Alors que je m'attends de la voir descendre d'une rue du village, elle nous ouvre la porte du gîte !!!
Elle était là depuis notre arrivée, la voiture c'était la sienne, les bruits de voix, c'était ses enfants et elle n'a pas entendu la sonnette !!! Nous aurions pu sonner longtemps !!!

Ce petit contretemps aura été le seul bémol de notre séjour. Pour le reste, rien à redire. Des proprio sympas, un esprit familial. Une chambre confortable avec vue sur la vallée et le village. Un repas excellent. Assiettes copieuses, goûteuses et très bien présentées. Le jeune propriétaire a du talent, c'est pourtant un autodidacte.
Nous avons vraiment passé un séjour très agréable au Chalet Piétri.

Avant le repas, nous avons fait le tour du village. C'est un village calme enfin tout dépend des moments !
Situé à 520 m d'altitude, il est à flanc de montagne toute proche, côté ouest, avec le Col de la Vaccia que nous connaissons bien pour l'avoir franchi en 2011.

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Comme dans beaucoup de villages corses , les maisons sont enchevêtrées les unes dans les autres, La différence de niveau est parfois très importante et cela peut avoir des conséquences inattendues.
C'est ainsi qu'en se promenant dans les rues, nous avons été les témoins involontaires d'une scène de ménage. Des éclats de voix provenant d'une maison située plus haut, à 150 m de nous, nous parvenait très distinctement.
C'est ainsi que nous avons appris que ce brave Corse en avait plein le C.. de 50 ans de vie commune !
Un habitant du village, témoin aussi de la scène, nous a dit avec le sourire : " Tout se sait ici !!!".

Les Corses ont le sang chaud, du moins c'est leur réputation.
Alors que nous prenons notre repas sur la terrasse du Chalet Piétri, des cris en provenance des rues situées en contrebas sont montés jusqu'à nous.
C'était, aujourd'hui, le 2 ème tour des élections législatives et les résultats viennent d'être connus.
3 nationalistes l'ont emporté !!!
Pour fêter la victoire, les habitants ont pris le volant de leur véhicule et ils ont parcouru toutes les rues du villages et sillonné la campagne environnante à grands coup de klaxon et .... en tirant des coups de fusil en l'air.
De notre perchoir, nous avons assisté à ce spectacle durant une bonne vingtaine de minutes.
En écho, d'autres coups de fusil partaient aussi, d'un autre coin du village.
C'était peut être un opposant ? Qui sait ! Peut être que lui ne tirait pas en l'air !
Nous nous sommes empressés de demander à nos jeunes propriétaires s'il ne fallait pas mieux pour nous, reprendre le bateau dès demain.
Rassurés ! Les nouveaux élus sont plutôt des nationalistes modérés ! Ouf !!!

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C'est l'heure du bilan.

Au total 70 kms, 1640 m de dénivelé. une étape difficile avec plus de 40 kms de montées.
Côté VAE : La batterie a encore tenu le choc. Il restait un peu moins de 20 % d'autonomie.
Côté négatif : RAS.
Côté positif : Une très belle étape sur des routes calmes. Une météo un peu plus fraîche sur la fin. De belles petites routes de montagne et de très beaux paysages.


Carte de notre itinéraire


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D'Olivese à Tiuccia_

Corse 2017 - 7 ème étape D'Olivese à Tiuccia

Lundi 19 juin 2017.

Une nouvelle belle journée s'annonce lorsque nous quittons Olivese.

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Dans la descente, à la sortie du village, nous croisons le boulanger qui fait sa tournée. Une bonne occasion de lui piquer une baguette.
La descente est très rapide jusqu'au pont du Taravo.
C'est le 3 ème plus long fleuve de l'île après le Golo et le Tavignano.

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La route s'élève pour atteindre le petit village de Forciolo.
La végétation est abondante avec la vigne, les oliviers, les citronniers, les orangers et bien sûr les châtaigniers.

La route très tortueuse continue de s'élever vers Azilone et Ampaza, 2 villages qui se font face, séparés par la vallée.

A regret, nous allons quitter cette route tranquille pour prendre la D83 en direction de Santa Maria Siché que nous atteignons après un léger replat.
Nous entrons dans la micro région de l'Ornano.

La D83, débouche bientôt sur la Territoriale 40 qui relie Ajaccio à Propriano.
C'est par cette route très fréquentée que nous allons atteindre le Col Saint Georges.
Fini la tranquillité, les voitures sont de retour, les cyclistes vont faire de l'huile !
La petite bande goudronnée sur le bas côté va bien nous aider même si elle n'est pas toujours en continu.

A 747 m, nous atteignons le point culminant de notre étape.
Le Col Saint Georges fait partie du massif du Monte Renoso. Il fait le lien entre la vallée du Taravo et celle du Prunelli.

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Sur la territoriale 40, la descente est très rapide et c'est là que j'apprécie le petit rétro que j'ai fixé sur mon guidon.
Plus besoin de me retourner pour voir si Jacqueline suit.
Et oui !!!! En descente je suis devant !!! Normal, je suis le plus lourd !!!

A fond la caisse, nous traversons Cauro.

A la sortie d'une courbe, la baie d'Ajaccio apparait au loin.

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Heureux de quitter la Territoriale 40 pour prendre une minuscule route qui plonge vers le Prunelli.

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Vous n'avez pas vu mon vélo ?

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Les gorges du Prunelli et les montagnes environnantes.

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Après avoir franchi le pont, nous allons prendre un petit raccourci, histoire de ne pas trop s'approcher d'Ajaccio et de sa banlieue où l'intense circulation ne nous a pas laissé un très bon souvenir en 2011.
Le souvenir que nous aurons de 2017, c'est le beau coup de cul qui nous attend sur cette petite route menant à Bottacina.
Plus de 13 % sur 1 km. Rien que d'en reparler, j'en ai mal aux jambes !

Pas triste le petit chemin de Croce !

La descente qui suit n'est pas à piquer des vers, non plus, et la traversée de Bottacina n'est pas également de tout repos.

Pas de coin pour pique niquer, pas de point d'eau, nous devons continuer notre route avec, au loin, sur notre gauche, la baie d'Ajaccio.

Il y a des jours où trouver un petit coin sympa pour pique niquer ne pose aucun problème, on a l'embarras du choix et il y a des jours où les kms défilent sans trouver l'endroit idéal.
C'est le cas aujourd'hui. L'heure tourne, le soleil tape très fort et pas le moindre endroit sympa !
C'est ainsi que nous arrivons au Pont de Cuttoli où nous franchissons la Gravona.
Pas question non plus de s'arrêter au bord de la Territoriale 20 où nous allons rouler sur 2 kms en direction d'Ajaccio.
Cette portion, nous aurions pu l'éviter en étudiant un peu mieux la carte.
De toute façon, à cette heure ci, il y a énormément de circulation même sur les routes transversales. De nombreux Corses doivent faire comme nous, pour éviter Ajaccio ils prennent les voies de contournement.
Ras le bol de la circulation, ras le bol du soleil qui nous tape sur le citron, ras le bol de cette route qui ne cesse de monter, aussi, en prenant la direction d'Afa, sur la droite, un arbre, un peu d'ombre, l'endroit n'est pas des plus propre, il n'y a rien pour s'assoir mais tant pis, nous n'irons pas plus loin !!!

Après le pique nique, 23 kms restent à accomplir et il va falloir se les taper en pleine chaleur sur des pentes orientées plein sud.
Après avoir traversé Afa, nous retrouvons une route que nous connaissons pour l'avoir emprunté, dans l'autre sens, lorsque nous avons fait étape à Alata, au dessus d'Ajaccio.

La montée au col de Listincone commence par une longue ligne droite ce qui nous met le moral dans les chaussettes !

Au sommet, nous sommes remontés à 232 m.
Une légère descente et voici que se présente la dernière difficulté du jour, le col de San Bastiano.
Nos craintes étaient confirmées, orienté plein sud avec un maquis des plus ras, des rochers en bord de route, c'est une véritable fournaise !!! Garmin affiche 38 °!!!

Au sommet, à 404 m d'altitude, les montagnes sont derrière nous et nous sommes récompensés de nos efforts par un très beau panorama sur le Golfe de la Liscia.

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Qu'il est agréable de se laisser couler pendant 7 kms jusqu'au pont de la Liscia.
La route large, en lacets, offre de magnifiques vues sur le golfe.

Une dernière petite montée et nous voici à l'entrée de Tiuccia où nous allons poser nos valises ou plutôt nos sacoches.
Bon accueil à l'hôtel L'Allégria. Chambre très confortable avec cette fois-ci une vue directe sur la mer, un balcon, un parasol : le pied !

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Même nos vélos vont apprécier, l'Allégria, une place de choix leur est réservée à l'intérieur même de l'hôtel.
Agréable séjour. Très bon rapport qualité prix.

Nous avons, en plus, la chance d'avoir une toute petite crique juste en face de l'hôtel.
Mes qualités de nageur n'étant pas exceptionnelles, je me contenterai de patauger entre les énormes blocs de rochers.
Quel bonheur de s'allonger dans l'eau à cette température idéale pour moi.
En plus, j'ai la crique presque pour moi tout seul !
Il y a, en effet très peu de monde à Tiuccia, rien à voir avec Propriano.

Tiuccia est une petite station balnéaire bâtie au pied du rocher de Caparaghja situé juste au dessus de l'hôtel. Espérons que la terre ne va pas trembler cette nuit !
En nous rendant, à pied, au restaurant le Bon Accueil situé en direction du centre ville, nous constatons que les riverains n'ont pas tous le même comportement dans la mise en valeur de cette station.
Si certains font un effort pour rendre leur ville attrayante, d'autres laissent leur terrain à l'abandon. Ce ne sont que broussailles, ronces, hautes herbes, et détritus divers. En bord de mer, cela n'est pas du meilleur effet sans compter les risques aggravés en cas d'incendie !

Au bon accueil, comme il se doit, nous serons bien accueillis, il faut dire qu'il n'y a pas foule (2 autres couverts seulement), peu importe, nous dinerons très bien.

C'est l'heure du bilan.

Au total 73 kms, 1247 m de dénivelé. Etape rendue plus pénible en raison de la chaleur.
Côté VAE : Aucun souci.
Côté négatif : Les routes passagères lors de la montée du Col Saint Georges et de la grande banlieue d'Ajaccio. La montée du col de San Bastiano en pleine chaleur.
Côté positif : Les petites routes tranquilles du début d'étape entourées d'une abondante végétation. Le panorama en haut du Col de San Bastiano. La baie de la Liscia.


Carte de notre itinéraire


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De Tiuccia à Porto_

Corse 2017 - 8 ème étape De Tiuccia à Porto

Mardi 20 juin 2017.

A 7 h 30, nous sommes les premiers au petit déj. Notre souhait : partir le plus tôt possible pour éviter de rouler l'après midi, sous la canicule !

Toujours aucun nuage à l'horizon.

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De Tiuccia à Porto, nous connaissons la route pour y être passé en 2011, dans l'autre sens.
L'inconvénient est que nous roulons du mauvais côté de la chaussée par rapport au bord de mer ce qui nous cache un peu les criques et les petites plages sympas. L'avantage c'est que nous découvrons la côte sous un autre angle.

Le Golfe de Sagone.

Pont sur la Liamone.

Aucune difficulté jusqu'à la baie de Cargèse qui apparait au loin.

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Première difficulté de la journée, la montée sur Cargèse nous met en jambes.
En 2011, nous avions eu un coup de coeur pour cette ville de Cargèse et surtout pour le panorama donnant sur le petit port.
6 ans plus tard, nous avons toujours le même ressenti, sur ce promontoire de 100 m de haut, l'image est toujours aussi belle !

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Cargèse a la particularité d'avoir 2 églises qui se font face, toutes les deux sont situées en bas du village, en direction du port.

L'église grecque Saint Spyridon.

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L'église de l'Assomption dite latine.

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Depuis les parvis des églises, jolies vues sur les maisons de Cargèse et sur le port.

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Avant de quitter Cargèse, une visite au supermarché pour faire quelques courses et surtout pour acheter 2 grandes bouteilles d'eau.
Sage précaution avant la montée en plein soleil qui nous attend.

La route commence par descendre en quittant Cargèse et en s'éloignant du bord de mer.
Une première grimpette jusqu'au Bocca Di Attoraccia va nous donner un signe avant coureur des réjouissances de la matinée.

Nouvelle descente jusqu'au pont de Chiuni qui marque le début de la longue montée de 11 kms du Col de San Martino.
Ce ne sont pas les oliviers, nombreux dans ce secteur, qui vont nous apporter l'ombre tant désirée !!!.

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Les longs lacets se succèdent, la pente s'accentue en même temps que la température. Le mercure dépasse les 34 ° et il n'est même pas 11 h du mat !
Les rochers en bordure de route n'arrangent rien ! Ce sont de véritables fours !

Doucement, très doucement, nous arrivons enfin au sommet. Nous sommes à 433 m d'altitude et nous avons l'impression d'avoir grimpé le Galibier !

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Bien que ce soit la principale route côtière, la circulation n'est pas très importante.
En cours de montée, une voiture nous a dépassé à plusieurs reprises. Son chauffeur s'arrêtait tous les 300 m pour jeter un oeil sur le maquis.
C''était, sans doute, un éleveur à la recherche de ses chèvres.
Pas facile de les retrouver dans ce maquis qui s'étale à perte de vue.
Heureusement qu'elles ont des clochettes, les bestioles et qu'elles laissent aussi, une trace de leur passage en crottant abondamment sur la chaussée qu'elles traversent parfois.
Moi, çà me fait une excuse pour monter en zigzagant !

Petite surprise, après le panneau marquant le sommet du col, la route continue de monter sur 3 kms supplémentaires. Ca, c'était pas prévu !

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La descente sur Piana va nous permettre de souffler.
Juste un petit arrêt avant le village, pour profiter du panorama.

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Beaucoup de monde à Piana lorsque nous arrivons sur les coups de midi.
Assoiffés, nous ne mettons pas longtemps pour nous installer sur la terrasse du bar juste à côté de l'église.
Plus les jours passent, plus nous la trouvons bonne cette Orezza !
Il faut dire que les glaçons qui vont avec, sont aussi, une source de bien être pour notre palais asséché.

Depuis le temps que j'en parle de cette Orezza, c'est peut être le moment de vous la faire découvrir.

Cette eau était déjà savourée par les romains, rien d'étonnant à ce que les 2 gladiateurs que nous sommes l'apprécient !
AU 19 ème siècle, les établissements d'Orezza utilisaient cette eau thermale pour traiter l'anémie, le paludisme et les affections du foie et des reins.
La puissance miraculeuse de cette eau était alors reconnue.
Cette eau minérale naturelle est l'une des eaux les plus riches en fer au monde.
En 1995, l'exploitation est arrêtée mais, après une modernisation du procédé de fabrication, l'eau revient sur les tables en 2000.
Plus de 10 millions de bouteilles sortent chaque année de l'usine. Cà, c'était avant notre arrivée en Corse car, depuis que nous avons débarqué en Corse, la consommation a explosé !

Un petit muret, 3 ou 4 arbres à côté de l'église, voilà le coin idéal pour pique niquer.
Nous ne sommes pas seuls, il y a aussi ..... les fourmis.
C'est incroyable le nombre de fourmis qui se trouvent sur l'île !
Les fourmis envahissent la Corse comme d'ailleurs, tout le pourtour méditerranéen. Nous le constaterons plusieurs fois durant notre séjour en observant des colonnes de plusieurs centaines de mètres le long des routes.
A l'allure où l'on avance ce n'est pas très difficile de les repérer !
Elles sont tellement nombreuses que ça ferait presque flipper ! La fourmi d'Argentine est la pire des espèces invasives. Elle est très agressive avec les autres espèces. Elle est entrain de poser de gros problème en menaçant la biodiversité.
N'ayant pu voir leur passeport, nous ignorons si celles que nous avons sous les yeux viennent d'Argentine, ce qui est sûr c'est qu'elles sont particulièrement actives.
Enfin, tout ceci ne va pas nous empêcher de ...... manger notre petit bout de saucisson.

Casse-croûte en main, nous en profitons pour découvrir les petites rues et visiter l'église de l'Assomption.

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Nous quittons Piana et ses vieilles maisons de pierres, pour nous diriger vers les Calanche.

Sur la route en surplomb, la vue est très belle sur le village et sur la mer.

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Le vaste panorama des Calenche se dévoile peu à peu devant nos yeux.
En venant de Piana, c'est le meilleur côté pour découvrir le site. En plus, nous, çà nous arrange, çà descend !
Les rochers de granit rose aux formes étranges, rongés par le temps se dressent fièrement.
C'est aussi le territoire des chèvres qui vont nous accompagner un instant puis disparaître brusquement en se cachant dans ce labyrinthe de roches.

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En prenant notre temps, nous descendons sur Porto sans donner un coup de pédale.
Il faut être prudent, quelques bus commencent à monter. Obligés de se déporter dans les virages serrés, les chauffeurs jouent du klaxon.

Aujourd'hui, notre destination est l'Hôtel Kalliste située au bout de la Marine de Porto.
Nous prenons donc , à gauche, la direction de la Marine.
Une route plate de 2 kms va nous y conduire. Il y a énormément de monde comme en attestent les nombreux bus stationnés en bordure de route.

A l'hôtel Kalliste, notre chambre n'étant pas prête, le réceptionniste nous propose, en attendant, de garder nos sacoches afin que nous puissions découvrir la Marine de Porto sur nos vélos allégés.
L'accueil se trouvant au premier étage, il faut grimper une bonne vingtaine de marches pour y accéder, un petit effort nous est demandé mais aucune aide ne nous est proposée !
Il est vrai aussi que le réceptionniste ne s'attendait pas à un tel volume de bagages !
D'après lui, nous en avons plus que ceux qui arrivent en voiture ! C'est peut être pas faux !

Nous allons donc patienter en allant d'abord boire 2 Orezzas (nous sommes devenus addict !) puis, en nous rendant, au port d'embarquement des ballades en mer, histoire de voir où se trouve l'Alpana, le petit bateau que nous allons prendre demain, car pour nous, demain, c'est jour de repos.
Ayant réservé par téléphone, je n'ai aucun billet et je voudrais donc vérifier que notre réservation a bien été prise en compte.
Seul problème, l'Alpana est en mer, nous reviendrons donc plus tard.

Vue sur la marine, le port, la plage et les calanche.

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Une bonne heure plus tard, nous retournons à l'hôtel mais, cette fois-ci, en suivant les indications du réceptionniste. Nous prenons donc, une rue très raide pour passer derrière l'hôtel où se trouve un second bâtiment. Nos vélos seront rangés dans ce second bâtiment situé, à flanc de montagne, au dessus du premier.
C'est aussi dans ce second bâtiment que se trouve notre chambre. Heureux de l'apprendre maintenant, nos sacoches nous attendent, en effet, 35 marches plus bas !
Il ne reste plus qu'à les remonter à bout de bras !
C'était beaucoup plus facile de les laisser sur les vélos !

Notre chambre est très confortable. Petit regret, elle ne donne pas sur la marine mais, sur une arrière cour qui sert de parking.
Toujours les prix avantageux de Booking !

Retour au port d'embarquement, l'Alpana est de retour.

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La petite scène à laquelle nous allons assister va confirmer mon inquiétude sur la réservation du lendemain.
6 hollandais se présentent à l'embarquement. Kevin, le pilote, les fait embarquer après avoir encaissé les 60 euros par personne.
Arrivent 10 passagers supplémentaires qui eux aussi déclarent avoir réservé. Problème, le bateau ne peut prendre que 12 passagers !!!
N'ayant aucune preuve, ce sont les hollandais qui vont en faire les frais. Très déçus, ils resteront à quai et malgré tous les efforts faits par Kevin, aucune place ne pourra être trouvée sur un autre bateau.
Qui s'est trompé de date ? Impossible de le savoir ? Kevin, bien embarrassé ne le saura jamais. C'est d'après lui, la première fois que cela se produit !

Quant à nous, un coup de téléphone à la réservation va nous confirmer que notre ballade est bien prévue pour demain 8h45.
Ouf !

Nous allons diner au Soleil Couchant. Repas simple mais correct. Serveuses agréables.

Le coucher de soleil de Porto est l'un des plus beaux de la Méditerranée, c'est du moins ce qu'en disent les guides touristiques.

Ayant terminé de manger bien avant le coucher de soleil, nous en profitons pour faire quelques clichés de la baie des rochers et de la Tour Génoise.

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En observant bien la tour, nous avons cru la voir changer de couleur. C'est certainement le rosé du repas !!!!

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Nous ne sommes pas les seuls à l'attendre, ce fameux coucher de soleil, et nous avons la chance de le regarder en musique puisque, ce soir, c'est la fête de la musique à Porto comme partout en France d'ailleurs !.

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Le soleil couché, nous allons faire de même et pour cela, il faut grimper 53 marches pour arriver à l'ascenseur de l'hôtel Kallisté !

C'est l'heure du bilan.

Au total 53 kms, 824 m de dénivelé. Encore une fois, étape rendue plus pénible en raison de la chaleur.
Côté VAE : Aucun souci.
Côté négatif : La montée du col de San Martino par 34°. Un peu trop de monde, à notre goût, à Porto.
Côté positif : Etape très touristique avec le bord de mer, le Golfe de Sagone, Sartène et Piana, la Marine de Porto. Les petites routes tranquilles du début d'étape entourées d'une abondante végétation. Le panorama en haut du Col de San Bastiano. La baie de la Liscia.


Carte de notre itinéraire


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Ballade en mer à Porto_